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les marques bio, les trucs et astuces 100% naturelles en cosmétologie et autre, le boycott des marques ayant recourt à l'expérimentation animale. Les gestes pour l'environnement. A vivre sur terre autant y vivre bien, et la respecter.

11 décembre 2007

LES ECOLIEUX

Article trouvé sur psychologie magasine

Evelyne, 47 ans, professeure de piano, vit avec ses deux filles dans des maisons en sable et en chaux

Beuzec, Finistère. Depuis la route, on ne devine rien. Il faut s’enfoncer un peu entre les arbres pour découvrir un rêve d’enfant, la maison des Barbapapa. Au milieu d’une petite clairière, des bulles blanc cassé, un mètre soixante de hauteur peut-être, des fenêtres de récupération en guise de minuscules portes, une cheminée étroite. C’est ici qu’Evelyne vit avec ses deux filles de 9 et 15 ans, dans son « ker terre » (un néologisme franco-breton qui signifie « maison en terre » – en réalité un mélange de sable et de chaux), une simple demi-sphère destinée à contenir un petit matelas, une corbeille de fruits et un âtre. Libre, instinctive, elle dit qu’il est « important pour une femme de construire sa maison ». Radicalement décidée à ne plus contribuer à la destruction de la planète, Evelyne s’est habituée à subsister avec les légumes de son potager, ses arbres fruitiers ainsi que les nombreuses variétés de plantes sauvages et comestibles qu’elle mélange en salade. Pas de loyer, pas de factures, elle vit de son petit salaire de professeure de piano, une journée par semaine, dans le village voisin. Lorsqu’elle se rend à la supérette de Beuzec pour acheter les bougies qui l’éclairent, elle s’amuse en explorant les rayons : « Je n’ai plus besoin de ça, ni de ça, ni de ça… » Elle se lave à l’eau de pluie, qu’elle chauffe dans son âtre en hiver et parfume avec du romarin ou de la lavande. Le peu d’eau savonneuse qu’elle utilise (du shampoing bio), elle prend soin de la rejeter dans un bac où elle s’évapore au soleil, afin de ne pas souiller la terre. Dans son jardin, un arbre aux feuilles extrêmement douces remplace papier toilette et mouchoirs en papier. Elle ne possède pas grand-chose, quelques vêtements, quelques poteries.

Evelyne la solitaire n’est pas une misanthrope. Elle a son clan, sept amis vivant comme elle dans des sculptures de sable, des yourtes ou des tipis disséminés dans les buissons. A l’origine de leur rencontre : le four à pain. Evelyne l’a construit il y a quelques années avec le père de sa plus jeune fille. Et rapidement, il est devenu un point de convergence entre eux et les habitants des villages environnants. Peu à peu, leur mode de vie a fait des émules. Des enfants ont même
vu le jour. Spacieuse, toujours ouverte, la vieille « ker terre » sert aujourd’hui de pièce commune, mais aussi
d’école pour une poignée d’enfants du voisinage, avec la bénédiction de l’inspection académique.

Il y avait plusieurs témoignages, j'ai trouvé celui là surprenant....

Yves, 53 ans, éditeur, vit dans un village géré en démocratie participative directe

Eourres, Drôme. Sur les contreforts des Alpes, nous déjeunons d’une salade de crudités bio, d’une quiche aux légumes, et d’une délicieuse tarte aux pommes de sa fabrication. Devant nous, s’alignent les façades anciennes du hameau d’Eourres. Yves, directeur d’une maison d’édition1 installée dans la vallée voisine, a vécu au cœur du village avant de faire construire ce tout nouveau chalet de bois blond. Ici, tous les matériaux sont sains (brique, fibre de bois, paille de chanvre), les techniques avancées (au sol, un linoléum fait de farine de bois, d’huile de lin et de sève de pin sur toile de jute est tiédi sous la surface par une eau chauffée à l’énergie solaire). Lave-linge, ordinateur, frigo, l’homme ne refuse pas le progrès.

A terme, il voudrait minimiser l’apport d’EDF en installant une microturbine dans le ruisseau, ou une éolienne verticale. Un rêve d’autosuffisance ? « Un choix de société qui revalorise le local », corrige-t-il. Car ce qui a conduit Yves à Eourres en 1984, c’est le rêve d’un autre monde. « J’avais envie de m’impliquer dans un projet collectif à la manière de ce qui se fait à Findhorn, en Ecosse », raconte-t-il. Village écologique pionnier, établi dans les années 1960 au creux d’une baie réputée infertile, Findhorn se fait rapidement connaître par ses jardins extraordinaires et sa recherche spirituelle.

A Eourres, de même, l’intérêt de la centaine d’habitants pour l’écologie est toujours allé de pair avec l’exploration de techniques de développement personnel. Les affaires du village se gèrent en « démocratie participative directe » lors de conseils réguliers. Une école Steiner(2) a ainsi été créée, un collège est en projet.

Près de la place centrale, un panneau d’affichage organise le troc (couture contre jardinage, confitures contre bouquins), propose covoiturage et ateliers en tout genre (yoga du rire, chant). On dépose ici ce dont on n’a plus l’usage (chaussures, cassettes audio). Au cœur du hameau, une maison commune accueille les repas impromptus, les soirées DVD, les projections de films de voyage. « Nous sommes tous un peu des chercheurs en modes de vie différents. Ce que nous découvrons ailleurs, nous le partageons avec les autres. » Une vie en communauté, chacun chez soi.

ce concept de vie est génial...j'adore le système de troc, les covoiturages....on peux en prendre de la graine moi je vous le dis

Posté par fancydeverell à 14:24 - environnement - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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