21 février 2008
Marais Poitevin
Marais Poitevin : un échec
du projet de Parc naturel régional est impossible !
La fédération France Nature Environnement
et ses associations engagées sur le terrain contre la destruction du Marais
Poitevin ont été surprises d’'apprendre hier soir que le Ministre d’'Etat à
l’'Ecologie ne souhaitait pas faire aboutir le projet actuel de Charte du
nouveau Parc Naturel Régional. Le Ministre a cependant annoncé
aujourd’'hui par communiqué de presse, qu’il entendait sauver le Parc naturel
régional du Marais Poitevin comme il l’'a déjà fait pour le Parc naturel
régional de Camargue. Le Ministre a également annoncé qu’il recevrait lui-même
ainsi que le Préfet de région, les associations et parties prenantes de ce
dossier. Les associations demeurent très vigilantes et déterminées mais ne
joueront pas la politique de la chaise vide. Elles attendent d’'être reçues
rapidement et surtout, d'’être écoutées. Cette concertation est celle de la
dernière chance.
Semaine sans pesticides
Qu'est ce que la semaine sans pesticides?
Pendant 10 jours des associations, ainsi que des collectivités, des jardineries, des agriculteurs, organisent des actions variées pour sensibiliser tous les publics sur les risques sanitaires et environnementaux liés à l’utilisation des pesticides et pour prouver que des alternatives viables aux traitements chimiques existent.
Conférences,
projections de films, débats, expositions ou spectacles, sorties sur le
terrain, visites et portes ouvertes en jardins ou exploitations
agricoles etc.; des grandes métropoles aux villes moyennes en passant
par la campagne... En France mais aussi pour la première fois en Europe
(Belgique, Italie, Angleterre) ou au Québec... Découvrez pourquoi et comment se passer des pesticides!
http://www.semaine-sans-pesticides.com/
Journée mondiale de mobilisation contre le nucléaire
Journée mondiale de mobilisation contre le nucléaire
Samedi 26 avril
Lieu : Partout dans le monde
Appel à participer à une journée internationale de mobilisation contre le nucléaire le samedi 26 avril 2008
A l’occasion de la commémoration de la catastrophe de Tchernobyl
> Devenez partenaire de cette journée de mobilisation
> Organisez une action locale et relayez cet Appel
Le réacteur nucléaire n° 4 de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986, il y a 22 ans. A cette date commença la plus grande catastrophe technologique et industrielle de tous les temps. Tchernobyl n’a pas fini de faire des victimes : ses conséquences inouïes et irréversibles sur la santé (cancers, pathologies multiples, effets mutagènes et tératogènes) affecteront profondément les prochaines générations.
Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU, a estimé que plus de sept millions de personnes avaient été gravement affectées par la catastrophe. Pourtant, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) avance encore le chiffre ridicule de 50 victimes pour protéger les intérêts de l’industrie atomique.
Refusons absolument d’oublier Tchernobyl !
Nous ne pouvons permettre que soit oublié le sacrifice des quelques 800 000 liquidateurs qui ont lutté pour contenir l’ampleur du désastre, et qui, par centaines de milliers (selon les ambassades d’Ukraine et de Russie) l’ont déjà payé de leur santé ou de leur vie, pour nous sauver. 22 ans après, le risque est plus grand que jamais de voir la désinformation et le mensonge masquer les véritables conséquences sanitaires de cet accident. 500 000 enfants en Bélarus souffrent de l’exposition quotidienne à la radioactivité et sont abandonnés encore aujourd’hui à leur sort. Le mensonge et l’oubli, avec des complicités au sommet de divers Etats et institutions internationales, permettent à ce lobby d’envisager la construction de centrales nucléaires dans plusieurs pays à travers le monde.
CONTRE LE DÉNI ET L’OUBLI, PARTICIPEZ LE 26 AVRIL 2008 À LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE MOBILISATION CONTRE LE NUCLÉAIRE.
Faisons de cette date symbolique le temps fort de nos agendas et relions-nous par la force de cette commémoration qui s’est imposée au niveau international. Mobilisons nos imaginations et multiplions les actions pour commémorer Tchernobyl et dénoncer le nucléaire, ce choix industriel criminel et insensé.
Cette année, le 26 avril tombe un samedi, l’occasion de mobiliser un plus grand nombre encore de citoyens.
MAINTENANT, À VOUS D’AGIR :
> ASSOCIATIONS DE TOUS LES PAYS : devenez partenaires de cette journée internationale. Vous susciterez l’organisation d’actions que vous nous ferez connaître. Votre association apparaîtra sur un site Internet spécialement dédié à cette journée, où toutes les actions seront répertoriées.
> À TOUS : organisez une action à l’occasion de cette journée (conférence, projection d’un film, exposition, die-in dans la rue, rassemblement, recueil de signatures de pétition dans la rue, action non violente, marche...). Une liste des profils d’actions sera bientôt disponible : à demander aux contacts ci-dessous.
Tous ensemble, lors de cette journée, nous interpellerons fortement l’opinion publique mondiale.
N’oublions JAMAIS Tchernobyl ! Exprimons notre détermination à sortir du nucléaire.
Soutenez le réseau "Sortir du Nucléaire"
http://www.sortirdunucleaire.org/
11 décembre 2007
LES ECOLIEUX
Article trouvé sur psychologie magasine
Evelyne, 47 ans, professeure de piano, vit avec ses deux filles dans des maisons en sable et en chaux
Beuzec, Finistère. Depuis la route, on ne devine rien. Il faut s’enfoncer un peu entre les arbres pour découvrir un rêve d’enfant, la maison des Barbapapa. Au milieu d’une petite clairière, des bulles blanc cassé, un mètre soixante de hauteur peut-être, des fenêtres de récupération en guise de minuscules portes, une cheminée étroite. C’est ici qu’Evelyne vit avec ses deux filles de 9 et 15 ans, dans son « ker terre » (un néologisme franco-breton qui signifie « maison en terre » – en réalité un mélange de sable et de chaux), une simple demi-sphère destinée à contenir un petit matelas, une corbeille de fruits et un âtre. Libre, instinctive, elle dit qu’il est « important pour une femme de construire sa maison ». Radicalement décidée à ne plus contribuer à la destruction de la planète, Evelyne s’est habituée à subsister avec les légumes de son potager, ses arbres fruitiers ainsi que les nombreuses variétés de plantes sauvages et comestibles qu’elle mélange en salade. Pas de loyer, pas de factures, elle vit de son petit salaire de professeure de piano, une journée par semaine, dans le village voisin. Lorsqu’elle se rend à la supérette de Beuzec pour acheter les bougies qui l’éclairent, elle s’amuse en explorant les rayons : « Je n’ai plus besoin de ça, ni de ça, ni de ça… » Elle se lave à l’eau de pluie, qu’elle chauffe dans son âtre en hiver et parfume avec du romarin ou de la lavande. Le peu d’eau savonneuse qu’elle utilise (du shampoing bio), elle prend soin de la rejeter dans un bac où elle s’évapore au soleil, afin de ne pas souiller la terre. Dans son jardin, un arbre aux feuilles extrêmement douces remplace papier toilette et mouchoirs en papier. Elle ne possède pas grand-chose, quelques vêtements, quelques poteries.
Evelyne la solitaire n’est pas une misanthrope. Elle a son clan, sept amis vivant comme elle dans des sculptures de sable, des yourtes ou des tipis disséminés dans les buissons. A l’origine de leur rencontre : le four à pain. Evelyne l’a construit il y a quelques années avec le père de sa plus jeune fille. Et rapidement, il est devenu un point de convergence entre eux et les habitants des villages environnants. Peu à peu, leur mode de vie a fait des émules. Des enfants ont même
vu le jour. Spacieuse, toujours ouverte, la vieille « ker terre » sert aujourd’hui de pièce commune, mais aussi
d’école pour une poignée d’enfants du voisinage, avec la bénédiction de l’inspection académique.
Il y avait plusieurs témoignages, j'ai trouvé celui là surprenant....
Yves, 53 ans, éditeur, vit dans un village géré en démocratie participative directe
Eourres, Drôme. Sur les contreforts des Alpes, nous déjeunons d’une salade de crudités bio, d’une quiche aux légumes, et d’une délicieuse tarte aux pommes de sa fabrication. Devant nous, s’alignent les façades anciennes du hameau d’Eourres. Yves, directeur d’une maison d’édition1 installée dans la vallée voisine, a vécu au cœur du village avant de faire construire ce tout nouveau chalet de bois blond. Ici, tous les matériaux sont sains (brique, fibre de bois, paille de chanvre), les techniques avancées (au sol, un linoléum fait de farine de bois, d’huile de lin et de sève de pin sur toile de jute est tiédi sous la surface par une eau chauffée à l’énergie solaire). Lave-linge, ordinateur, frigo, l’homme ne refuse pas le progrès.
A terme, il voudrait minimiser l’apport d’EDF en installant une microturbine dans le ruisseau, ou une éolienne verticale. Un rêve d’autosuffisance ? « Un choix de société qui revalorise le local », corrige-t-il. Car ce qui a conduit Yves à Eourres en 1984, c’est le rêve d’un autre monde. « J’avais envie de m’impliquer dans un projet collectif à la manière de ce qui se fait à Findhorn, en Ecosse », raconte-t-il. Village écologique pionnier, établi dans les années 1960 au creux d’une baie réputée infertile, Findhorn se fait rapidement connaître par ses jardins extraordinaires et sa recherche spirituelle.
A Eourres, de même, l’intérêt de la centaine d’habitants pour l’écologie est toujours allé de pair avec l’exploration de techniques de développement personnel. Les affaires du village se gèrent en « démocratie participative directe » lors de conseils réguliers. Une école Steiner(2) a ainsi été créée, un collège est en projet.
Près de la place centrale, un panneau d’affichage organise le troc (couture contre jardinage, confitures contre bouquins), propose covoiturage et ateliers en tout genre (yoga du rire, chant). On dépose ici ce dont on n’a plus l’usage (chaussures, cassettes audio). Au cœur du hameau, une maison commune accueille les repas impromptus, les soirées DVD, les projections de films de voyage. « Nous sommes tous un peu des chercheurs en modes de vie différents. Ce que nous découvrons ailleurs, nous le partageons avec les autres. » Une vie en communauté, chacun chez soi.
ce concept de vie est génial...j'adore le système de troc, les covoiturages....on peux en prendre de la graine moi je vous le dis


